lundi 17 avril 2017

Anno MCMLXXXVI

Tout le monde aime les chansons des années 1980. Tout le monde. Ceux qui vous disent le contraire vous mentent de façon éhontée et vous devriez arrêter de les fréquenter. Ou alors, à défaut, offrez-leur de quoi changer d'avis comme, par exemple, l'une des cartes postales qui seront en vente d'ici peu sur ma boutique en ligne. Vous vouez un culte aux saints de la chanson de la fin du siècle dernier ? La coupe mulet est votre tonsure ? J'ai exactement ce qu'il vous faut. Laissez-moi vous montrer la première image d'une série qui devrait vous enchanter.

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samedi 11 février 2017

Un type rentre dans un bar...

Ceux qui me connaissent - ou qui ont lu mon profil sur ce blog - le savent : j'aime les blagues débiles. Je les aime tellement que lorsqu'on m'en raconte une, par exemple, une qui commence par "Un type rentre dans un bar et voit un autre type, assis à une table, qui a une tête de pamplemousse", je m'empresse d'en faire une image. Une gravure qui ne dit rien de la blague en question, d'ailleurs, mais j'espère que la personne qui me l'a racontée en premier lieu reconnaîtra cet hommage que je lui fais là. Bravo à toi. À part ça, cette image sera bientôt mise en vente sur ma boutique en ligne, avec possibilité de vous procurer les tirages originaux, ou des impressions numériques sous forme de cartes postales. Soyons fous.


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mardi 6 décembre 2016

Marcel Gottlieb, in memoriam

Un très grand monsieur s'en est allé. Ce sont les éditions Dargaud qui ont annoncé la nouvelle avant-hier : Marcel Gottlieb est décédé dimanche 4 décembre 2016 à l'âge de 82 ans.

J'ai découvert Gotlib vers l'âge de 12 ans, par l'intermédiaire d'un de mes meilleurs amis de l'époque et qui l'est d'ailleurs toujours aujourd'hui. À cet âge-là, je commençais tout juste à vouloir dessiner et écrire de façon sérieuse. La découverte de Gotlib précisément à ce moment a été comme une révélation, un fulgurant coup de pied dans ma façon - certes tout jeune encore - de penser la bande dessinée. De fait, Gotlib n'était pas un auteur de BD comme les autres et dire qu'il était le meilleur ne serait ni assez précis ni même suffisant. Il n'était pas le meilleur, il était le seul à faire ce qu'il faisait. C'était évidemment un immense dessinateur, mais c'était surtout un conteur hors pair. Au fil des années, Gotlib a construit une foule de personnages et de gags récurrents, autant d'obsessions comiques répétées au fil des ans, toujours réinventées, autant de clins d’œils entre lui et son lectorat sans cesse renouvelés. Une vraie Comédie Humaine de la déconne, et surtout un talent de conteur inégalé. Gotlib, c'était le mélange virtuose d'un humour juif ashkénaze ramené de son enfance et d'un nonsense à l'anglaise, pioché Outre-Manche et même Outre-Atlantique dans les pages du magazine Mad. Gotlib, c'était le dessinateur, le conteur, le scénariste, le cinéaste, le faiseur d'histoires qui expliqua au gosse que j'étais ce que "raconter" voulait dire. Gotlib, c'était aussi un rapport particulier à la judéité, le témoignage d'un enfant juif caché pendant la guerre qui avait su transférer dans son œuvre les angoisses et les peines qu'on imagine. Certaines de ses plus belles planches, moins amusantes peut-être, témoignent de cette enfance clandestine, loin de la guerre et pourtant entourée par elle. Gotlib n'était pas qu'un amuseur de talent, c'était un poète et le témoin d'un temps. Tout ça s'est éteint dimanche, et s'il est vrai que les personnes comme lui ne meurent jamais vraiment tant que perdure leur œuvre, la pilule est tout de même dure à avaler. De tous ses gags, celui-là restera comme le moins réussi.

Pour ma part, même aujourd'hui que la BD n'est plus vraiment le centre de mon travail, l'empreinte de Gotlib se fait sentir dans chacune de mes productions. Ce n'est peut-être pas immédiatement visible mais j'en suis bien certain : Gotlib a toujours été penché au-dessus de ma table à dessin. De manière subtile, mais indéniable pour quiconque me connaît. Gotlib m'a appris à raconter, à faire rire, à créer. J'ai rencontré Gotlib à deux reprises dans ma vie : chacune de ces rencontres m'a plus changé que toute l'année qui avait pu la précéder. Aujourd'hui, j'ai perdu un ami. Aujourd'hui, chacun de mes dessins, chacun de mes écrits est un peu orphelin. Adieu Marcel, tu me manques déjà.


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vendredi 26 août 2016

Arborez votre amour du Mouchoir de Frieda sur votre torse !

Après un été chargé en voyages, évènements et grosses marrades (mais pas trop en dessin, mea culpa) et alors que la rentrée approche, je reviens vers vous fort en joie. En effet, un petit rêve d'ado vient de se réaliser. Lorsque j'étais plus jeune, le cheveu gras, la voix chevrotante et l'acné triomphante, je collectionnais les t-shirts aux dessins rigolos, geek, badass, et parfois tout ça à la fois. Admirant ma collection, dont je conserve encore jusqu'à aujourd'hui plusieurs éléments phares, je rêvais alors d'une seule chose : un jour, moi aussi, je verrai mes propres dessins sur des t-shirts, de vrais t-shirts, portés par de vrais gens. Aujourd'hui, ce petit rêve est devenu réalité et mon ego s'en trouve agréablement flatté.
Voici donc la bête : un t-shirt dont j'ai réalisé le dessin, imprimé en collaboration avec le site MrDressUp. Le t-shirt existe en plusieurs tailles, en coupe homme et femme, et restera disponible à la vente pendant un mois seulement, selon les règles du site en question. Il est donc plus que temps de vous le procurer avant qu'il ne soit trop tard ! Vous mettrez la main sur une pièce unique tout en faisant vivre un pauvre artiste maudit – en l'occurrence, moi –, alors qu'attendez-vous ? Cliquez ici pour vous rendre sur le site et acheter ce merveilleux ouvrage. Vous pourrez ensuite aller voir les autres t-shirts créés par d'autres artistes, mais moi d'abord. Non mais.


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Le dessin qui figure sur le t-shirt



Un monsieur très content
de porter mon t-shirt
Une madame qui n'en revient pas
de la chance qu'elle a de porter mon t-shirt

mardi 12 avril 2016

Vigne, je boirai bien de ton vin

Suivant de près le Lapin Blanc d'il y a une semaine, essayant de tenir son rythme, un autre des personnages d'Alekseï Von Wosylius fait son entrée sur le blog. Son faune doré, sautillant, gracieux et élancé, s'ébroue au clair de lune, entouré de verdure. Le costume est une fois de plus pensé et réalisé par Alekseï lui-même, avec la contribution d'Elisa Louise D.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi, Alekseï, danseur et performeur boylesque, incarne une multitude de personnages tous aussi fantastiques que différents les uns des autres. Quant à moi, modeste gribouilleur, je m'associe à lui pour vous pondre une série d'illustrations, une pour chaque costume, qui j'espère finira par donner naissance à un joli projet global : jeu de cartes ? calendrier ? qui sait à quoi lui et moi allons penser ?
En atttendant, n'hésitez toujours pas à aller visiter la page facebook d'Alekseï pour admirer les photos de ses créations, dans l'attente des prochaines illustrations !

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mardi 5 avril 2016

Alekseï au Pays des Merveilles

"Si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ?", demandait en 1865 une petite Alice passablement perdue. Cent cinquante-et-un ans plus tard, le monde semble avoir encore moins de sens, Alice n'est plus la seule à être déboussolée et je ne sais moi-même pas trop quoi en penser. Il est en revanche une chose que je sais, c'est qu'il existe encore des gens sur qui compter lorsqu'il s'agit de devoir inventer du sens au monde qui tourne trop vite. Mon ami Alekseï est de ces gens-là. Alekseï Von Wosylius, danseur et performeur boylesque, donne aux personnages que j'aime toute la vie qu'ils méritent. J'aime les costumes qu'Alekseï arbore. J'aime les personnages qu'Alekseï incarne. J'aime le monde d'Alekseï et comme tout enfant capricieux, je veux me l'approprier. Je commence donc à me l'accaparer, avec son aimable autorisation, à travers cette illustration de son merveilleux Lapin Blanc (sur une création costume de Jérôme Dillinger, en collaboration avec Yohann Chemmoul pour le masque, Olympe de Bagatelle pour la perruque et à partir de dessins et du concept original d'Alekseï lui-même). N'hésitez pas à aller visiter la page facebook d'Alekseï pour admirer les photos de la création originale, en attendant les prochains dessins de ses autres costumes qui ne sauraient tarder à arriver sur ce blog !

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mercredi 16 mars 2016

Mes shunga à moi

Le mot shunga, emprunt du japonais 春画, shunga et signifiant littéralement "image de printemps", désigne un style artistique d'estampe japonaise à caractère érotique ou pornographique et, par extension, les estampes en elles-mêmes qui appartiennent à ce style. Voilà pour la minute culturelle. Ceux d'entre vous qui fréquentent régulièrement ce blog (merci, vous êtes des vrais potes) savent que l'érotisme, les représentations des plaisirs de la chair et les galipettes en général forment une part importante de mes centres d'intérêts et de ma pratique artistique. Ajoutez à ça un amour non dissimulé pour l'estampe en général ainsi que pour l'estampe japonaise en particulier et vous comprendrez facilement pourquoi, après quelques temps de réflexion intensive, j'ai décrété que je me devais, moi aussi, de produire mes propres shunga. Des shunga pas du tout japonais, donc, mais qui entendent rendre hommage au genre, rendons à César ce qui est à César. Et puisque les monstres c'est rigolo, et plus encore lorsqu'on parle d'érotisme, je me permets d'en ajouter une certaine dose. Je suis chez moi, je fais ce que je veux.

Ces shunga seront disponibles très bientôt à la vente sur la Boutique de Frieda sous forme de cartes postales à envoyer à votre belle-maman pour la faire rougir, alors gardez l’œil ouvert !


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